Sécurité Pro-Est manque à nouveau à ses engagements

Dominique Fortier
Publié le 16 décembre 2015
 
 

Sécurité Pro-Est manque  à nouveau à ses engagements

Dominique

Dominique Fortier

Publié le 16 décembre 2015

 

Alors que Sécurité Pro-Est vient à peine d'essuyer un jugement l'obligeant à rembourser près de 25 000 $ en primes d'assurance collective et en cotisations syndicales, voilà que d'autres manquements financiers viennent secouer la compagnie.

© Photo TC Media - Dominique Fortier

Les employés de Sécurité Pro Est oeuvrent principalement dans les Palais de justice, les édifices gouvernementaux ainsi qu'à la Cimenterie McInnis.

 

Cette fois-ci, les employés sont encore les principales victimes puisque l'entreprise basée à Matane accuse des retards pouvant aller jusqu'à deux semaines dans le versement des payes à ses gardiens de sécurité. Le représentant syndical des Métallos (Section 8922), Stéphane Néron juge cette situation inacceptable et demande au gouvernement d'intervenir. « Un des solutions serait d'offrir les contrats à une autre entreprise qui embaucherait les mêmes employés. Le gouvernement a une responsabilité envers nos employés puisqu'ils travaillent dans des édifices publics comme les Palais de justice et le bâtiment du Conseil du Trésor. »

Le vice-président des Métallos, Patrick Pellerin ajoute que les retards dans les payes ne sont pas le seul problème vécu par les employés actuellement. « Dans certains cas, Pro-Est ne prélevait pas les cotisations syndicales et les primes d'assurances et dans d'autres cas, il les prélevait mais ne les remettait pas au syndicat pour la gestion du régime. Maintenant que le jugement est tombé, certains employés voient leurs payes amputées de 300 $ à 400 $ parce que l'employeur a décidé de prélever rétroactivement les montants en souffrance d'un seul coup sans aucune considération pour la situation financière de nos membres. »

Lorsque TC Media avait rejoint le propriétaire de Sécurité Pro-Est, Sylvain Gauthier, alors que des démarches d'arbitrage étaient en cours, celui-ci avait déclaré dans des mots plutôt crus qu'il s'agissait de faussetés véhiculées par les représentants syndicaux. Un mois plus tard, un arbitre le condamnait à rembourser près de 25 000 $ en cotisations et primes impayées.